Authentique et Généreuse Serbie

Petit pays par sa surface et son nombre d’habitants, 88 300 kilomètres carrés, 7 millions d’âmes, situé en cœur d’Europe centrale, dans les Balkans, traversé par le majestueux Danube, la Serbie respire une étonnante joie de vivre et une douce tranquillité. Le pays  a su  préserver son  âme, sa culture, et la mémoire de son histoire.

 

Petrovaradin/Organisation de Tourisme de Novi Sad(c)

Boudée sur le plan touristique par les Français, la Serbie agrège pourtant de nombreux atouts culturels et patrimoniaux. D’autant plus que l’Histoire a autrefois rapproché les deux pays lors de la première guerre mondiale et les Serbes sont toujours reconnaissants envers la France pour l’aide militaire apportée lors de ce conflit.

Malgré les barrières de la langue et de  l’écriture cyrillique, la Serbie cherche à développer son tourisme et voudrait effacer ce  déficit d’image injustifié.

Zoom sur quelques uns de ses nombreux charmes…   

Belgrade a de bonnes vibrations

Belgrade, Ville Blanche, belle capitale, est riche d’un patrimoine bâti ancestral fortement marqué  par l’Empire austro-hongrois et la période  Ottomane.  Allure majestueuse un peu compassée des bâtisses officielles. Style architectural typiquement vieille Europe.

En cœur de ville, l’immense Forteresse souligne un Parc très arboré. La statue récemment restaurée qui scelle l’amitié franco-serbe suite à la libération de la ville avec l’aide de l’armée française,  occupe le devant de la scène.

Touchante  inscription  sur son socle :

« Aimons la France comme elle nous a aimé »

 

 

Le vieux Belgrade abrite un sympathique quartier historique qui rappelle la configuration et l’état d’esprit du vieux Montmartre de Paname. Un quartier bohémien,  d’artistes, datant du 18me  siècle. La rue piétonne Skadarska,  pentue, aux pavés dodus et disjoints, qu’on arpente avec précaution, est en  connivence avec les grimpons  montmartrois.  Cafés et restaurants typiques, un brin canaille, l’animent.

Alain Coquard, le 11ème Président de cette pimpante République de Montmartre bientôt  centenaire, a initié un jumelage haut en couleurs entre les deux  quartiers des deux capitales. A Paris d’abord en  2013. Ensuite en mai dernier à Belgrade.

 

 

La flamme du jumelage a été réanimée avec le concours des deux ambassades serbe et française. A voir et admirer au passage… l’ambassade de France en Serbie !  Petit bijou   art déco des années 30.

Novi Sad, ville d’art, capitale de la Voïvodine

A 80 km au nord de Belgrade, Novi Sad soigne son look et protège  son patrimoine culturel. Cette  ville d’art accueillante en bord de Danube a été retenue pour être Capitale  européenne de la Culture en  2021.

 

LE DANUBE/Organisation de Tourisme de Novi Sad

 

Richement dotée en musées, elle respire elle aussi, par le style de son  bâti, l’atmosphère de l’ancien Empire austro-hongrois. Sans extravagance.

Hôtel de Ville  monumental, construit sous la monarchie des Habsbourg. Ruelles piétonnes comme celle de la rue Dunavska où il fait bon flâner et shopper. Nombreuses églises. Eglise catholique, église baroque orthodoxe. Elles  se côtoient sans se faire offense.

Spectaculaire et impressionnante Forteresse de Petrovaradin construite en briques rouges par les Autrichiens  au  18ème siècle, selon les préceptes de Vauban  (il n’y est jamais venu). Elle a vécu un siège et n’a jamais été conquise.

  

 

Sous les glacis, les espaces voûtés en briques laisse la possibilité de s’exprimer à 80 artistes contemporains. Chacun possède  son atelier dans cette immense forteresse. La ville a donné les clefs aux artistes pour que la démesure retrouve sa place, pour ne pas perdre l’idée du temps long  qui sied à  cet ouvrage de quelques siècles.

Un labyrinthe de corridors militaires et tunnels de défense de  16 km, constitue l’attraction  magistrale  du site.

Novi Sad campe aux pieds de l’immense Parc Naturel National Fruska Gora. Il abrite 17  monastères, 17 lacs ! Riche de sa flore (rares champignons) et de sa faune (aigles). On peut même y croiser des   chevaux sauvages…

 

La cuisine serbe ? De belles  émotions

La qualité des  produits agricoles, ainsi que l’excellent rapport qualité/prix, sont à souligner. Mais aussi la joie de vivre de la population adepte de « la bonne vivance ».

 

A.Do Nascimento(c)

Auberges, tavernes pullulent et envoient les papilles en voyage. Plats typiques servis dans leur vérité première. Préparation sans fantaisie mais toujours dans l’excellence avec la fine fleur des produits de saison. Une cuisine rustique sans tricherie. Une cuisine populaire et saisonnière, celle du Bistrot,  du Bouillon. Dans l’authentique  tradition serbe.

La taverne Salas 137, à Cenej, petit village à 12 km de Novi Sad  vaut le déplacement. Ambiance dansante et chantante de folie.  Elle  accompagne des mets généreux et délicieux.

La cuisine serbe, généreuse, est très végétale. Nombreux plats électrisés par une ardente sauce rouge, éclatante,

légèrement piquante baptisée Ajvar (prononcez : Aïvar) forte en goût. Mais saveur Majuscule.

Comme le veut la tradition des Balkans, les poivrons rouges cueillis à la main, grillés, sont réduits en purée (pas les  poivrons verts trop sucrés, pas les jaunes trop fades).  Huile, vinaigre, sel, aucun additif ajouté.

Idéal en accompagnement de légumes ou étalé  sur du bon pain grillé pour calmer une petite faim. Good news : la marque serbe Granny’s Secret  s’exporte en France !

Autre grande spécialité nationale : l’incontournable Rakia. Il rend carrément orgiaque. Confectionné avec des coings, prunes ou abricots, servi en début de chaque repas, c’est un rituel respecté. On le consomme ici en apéritif ! La confection des alcools de fruits est une spécialité emblématique du pays. Quel magnifique savoir-faire !

 

Les vignobles ?  De jeunes plantations en devenir

La Région de la Voïvodine est un immense plateau dédié aux grandes cultures céréalières. Elle a cependant toujours été un haut lieu de la viticulture serbe. Depuis l’époque romaine.

 

vendanges/A.Do Nascimento(c)

 

Sur certaines parties de ce territoire, existe une formation géologique argilo-calcaire et volcanique particulière. Un paysage en coteaux, pentus, légère altitude, un microclimat, une amplitude de température  jour/nuit. Ces atouts font de la Voïvodine une région viticole à potentiel courtisée par de nombreux investisseurs.

Pourtant, le phylloxera, les deux guerres meurtrières et les méthodes de culture de l’époque communiste ont  ravagé une  viticulture florissante.  Et malmené les plants anciens.

 

Une Route des Vins en Voïvodine est d’ailleurs en gestation.

 

A.Do Nascimento(c)

Dans le petit village de Banastor à  30 km  de Novi Sad,  le  vigneron Djordje Bikicki  travaille ses 25 hectares en coteaux,  bien exposés au soleil. Passionné par  son jeune  terroir,  Djordje a tout replanté,  principalement en cépages internationaux.

Le Domaine Bikicki en conversion « bio » depuis 3 ans, produit des vins  appréciés dans les trois couleurs et même quatre si l’on zoome sur un original  Vin Orange.  

Le Vin Orange, est une ancienne tradition caucasienne réanimée par les Slovènes. Djordje l’obtient à partir du cépage Pinot Gris  par macération pelliculaire.  6 mois dans des fûts de chêne serbe. Plus il fait macérer la peau plus la coloration orange  sera marquée.

Sa  dernière cuvée a reçu la Médaille d’Or au concours des vins des Balkans en  2018.

A souligner un Traminer sec, 2016, très aromatique et plein de fraicheur.

Djordje Bikicki  s’intéresse aux cépages anciens de Voïvodine. Le cépage ancestral

A.Do Nascimento(c)

Tamjanika donne un vin rouge léger très apprécié. Il ressemblerait à un Bourgogne de l’Yonne, l’Irancy. On y retrouve avec plaisir le fruité du Pinot Noir bourguignon.

Il s’intéresse aussi aux cépages  « franc de pied », sans avoir recours aux porte-greffes qui ont permis de replanter l’ensemble du vignoble européen.

Dégustés avec les fromages et charcuterie locales, en finale de vendanges, les vins du Domaine Bikicki ont été plébiscités. Un grand moment de bonheur.

Ce vignoble, jeune Petit Poucet, jouera bientôt dans la Cour des Grands.

 

L’organisation

« J’aime la France »

www.jaimelafrance.webs.com

wwwbelgrade.travel

www.novisad.travel

Ou  bien dormir dans l’excellence ?

À Belgrade,  en plein centre-ville,  au Zepter Hôtel.  Grand confort et luxe. Nuitées réparatrices  assurées

Zepter Hôtel.  4 Etoiles

www.hotelzepter.rs

Tel: +381 11 3063 800

A Novi Sad

Hôtel Novi Sad. 4 Etoiles

Bd Jase Tomica 1

www.hotelnovisad.rs

Tel: +381 2 442 511

Où déjeuner, dîner bon et  fun ?

A Belgrade, la rue Montmartroise Skadarska,  Restaurant Malivrabac

Skadarska 34

www.malivrabac.rs

Tel: 069 187 22 52

A Novi Sad, Restaurant  Salas 137

www.salas137.rs

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