Croisière en Italie du Sud : de Naples à Capri en passant par la Sicile

CroisiEurope nous propose une immersion en Italie du Sud avec ses volcans, ses cités archéologiques et historiques emblématiques et ses couleurs. C’est en effet une autre façon d’appréhender la côte sud de l’Italie que de la côtoyer depuis la mer. C’est sur la Belle de l’Adriatique que nous allons passer une semaine.  Naples, les îles Eoliennes, la côte Amalfitaine, la Sicile et la Calabre sont au programme.

Notre bateau la Belle de l’Adriatique

Nous arrivons en avion à Naples en survolant une grande partie de la côte italienne. Juste avant d’arriver à Naples, dans la partie la plus étroite de la péninsule, nous apercevons à la fois la mer Tyrrhénienne et la mer Adriatique, de bonne augure. De magnifiques paysages vont s’offrir à nous tout au long de la croisière et alterneront avec des sites historiques ou archéologiques de toute splendeur.

l’imposant château normand-souabe de Castel dell’Ovo(c)B.Charton

Naples est notre point d’entrée sur le sol italien. Notre bateau est amarré face à l’imposant château normand-souabe de Castel dell’Ovo, construit sur l’ancienne villa romaine de Lucius Licinius Lucullus. Depuis le château vous aurez une très belle vue sur le Vésuve. Vous pourrez ainsi imaginer l’immense nuage de cendres sortant des entrailles de Vulcain et se dirigeant vers Pompéi. En effet, Naples est riche de trois mille ans d’histoire. Son centre historique, le plus vaste d’Europe, rassemble de nombreux vestiges de ses périodes passées. Mais Naples c’est aussi, ses mamas au balcon, sa vie trépidante et ses odeurs qui lui apportent un charme certain. Il fait bon de se perdre le soir dans ses ruelles étroites animées. N’hésitez pas à tester les pâtisseries napolitaines, pour les gourmands uniquement.

Patisserie Napolitaine(c)B.Charton

La visite de la rue spaccanapoli vaut le détour avec ses nombreuses crèches plus expressives les unes que les autres.

Visite à Pompéi

Quand on parle de Naples, sa baie, le Vésuve et Pompéi viennent immédiatement à l’esprit. C’est au bord de cette superbe baie que l’ancienne ville romaine de Pompéi fût ensevelie, le 24 août 79, sous des mètres de lapilli (fines particules de roches volcaniques) et Herculanum sous 16 mètres de boues.

Le Vésuve vue depuis Naples (c)B.Charton

L’énergie de l’explosion du Vésuve équivalait à quatre fois celle générée par la bombe atomique larguée sur Hiroshima. Cette tragédie nous a cependant permis de découvrir, quelque 1700 ans plus tard, une cité avec ses rues, ses bâtiments, ses fresques en très bon état de conservation. Aller se promener dans les rues de Pompéi, c’est revenir près de 2000 ans en arrière. C’est la visite incontournable de la région et elle mérite bien le détour. Un avantage non négligeable de partir en cette saison est que l’on évite les hordes de touristes qui déferlent en été sur le site. Vous aurez le choix pendant la croisière de visiter soit Pompéi soit Herculanum. Le choix est difficile.

La Sicile et ses volcans

Sur notre route maritime de Naples à Milazzo, en Sicile, nous passons à côté des îles éoliennes et à proximité de celle de Stromboli qui a la particularité d’avoir un volcan toujours actif avec ses fumerolles s’élevant au-dessus de l’île.

Le Stromboli et ses fumerolles(c)B.Charton

Une très belle image qui restera graver dans notre mémoire et dans celles des appareils photos d’une grande partie des passagers présent sur le pont. Arrivé en Sicile à Milazzo, nous visitons Tindari et le sanctuaire de la Vierge Noire d’où nous avons une vue panoramique sur le golfe de Patti et sa lagune. Nous naviguons ensuite vers Messine (la prise de Messine par les Mamertins en -264 déclencha la première guerre punique) puis direction l’Etna, le plus haut volcan d’Europe, qui domine toute l’île de ses 3 330 mètres.

L’Etna (c)B.Charton

Nous nous arrêtons au cratère Silvestri à près de 2 000 mètres d’altitude. Les anciens cratères côtoient les coulées de lave solidifiées. C’est ici un patchwork de couleurs ocres, rouges, noires. Splendide.

La lave solidifiée de l’Etna à Taormine (c)B.Charton

En redescendant du volcan nous empruntons la route panoramique qui traverse un paysage tourmenté fait de lave solidifiée. Nous apercevons le parvis de l’église Sainte-Lucie où a été tournée l’une des scènes du Parrain avec Marlon Brando.

Taormine, nous imaginons les spectacles grecs puis romains qui se déroulaient dans le théâtre gréco-romain qui domine le cap Taormine où se rencontrèrent Enzo et Jacques Mayol, immortalisé par le film de Besson le Grand Bleu.

le théâtre gréco-romain qui domine le cap Taormine(c)B.Charton

 

Le cocktail du jour (c)B.Charton

 

De retour sur la Belle de l’Adriatique, nous prenons un repos bien mérité au salon bar au son du guitariste et en sirotant le cocktail du jour, en toute modération bien sûr.

 

Plus tard dans la soirée un groupe local fera danser l’assistance. Tout au long de la croisière, des spectacles animent les soirées de la Belle: soirée dansante, jeux apéritifs, soirée de gala…

Vie à bord(c)B.Charton

L’équipage met aussi la main à la pâte : nous avons eu droit, notamment, à un beau spectacle de magie et à un show musical digne de professionnels. Des conférences, notamment sur les Arts et Traditions de l’Avent nous permettent de comprendre les usages locaux.

La Calabre et la côte Amalfitaine

Nous levons l’encre dans la nuit pour la Calabre et nous nous amarrons au petit matin à Vibo Marina. Direction Vibo Valentio où nous visitons le très intéressant musée archéologique national qui se situe dans l’enceinte du grand Castello Normanno. Sur la côte, dans la petite ville de Pizzo Calabro, se visite, pour les aficionado de Napoléon, le château Murat où a été emprisonné, jugé puis fusillé le maréchal d’Empire Joachim Murat.

Au premier plan à droite le château Murat à Pizzo Calabro (c)B.Charton

Depuis la forteresse nous avons eu vue dégagée sur le charmant petit port en contrebas et son eau cristalline.

Eau cristalline du petit port de Pizzo Calabro (c)B.Charton

Tout au long de la semaine nous avons pu goûter à la gastronomie italienne. Nos pupilles gustatives ont été gâtés: pâtes à toutes les sauces, tomate et véritable mozzarella, charcuterie, pâtisseries locales sans oublier bien sûr le fameux Limoncello que nous apprécierons particulièrement à Sorrente. Nous reviendrons au bateau en empruntant l’extraordinaire route panoramique qui surplombe la Côte Amalfitaine. Les passagers, sur le pont, admirent les couchers de soleil qui sont à cette époque de l’année grandioses.

La dernière journée est consacrée à la visite de Capri. Les jardins d’Auguste et la villa San Michele nous offrent des panoramas à couper le souffle sur l’île.

Vue de Capri depuis la villa San Michele (c)B.Charton

Capri c’est fini chantait Hervé Vilard. C’est en effet la fin de notre belle croisière. Que de volcans, de côtes escarpées, de paysages superbes, de sites archéologiques et historiques visités pendant cette semaine. Que d’images qui nous resteront en mémoire. Une belle croisière qui alterne judicieusement paysages de toute beauté et sites historiques et archéologiques de premier ordre.

 

Guide pratique :

Comment s’y rendre :

www.croisieurope.com,  0825 333 777

 

La Belle de l’Adriatique est un bateau à taille humaine avec deux cent passagers au maximum.

Notre bateau la Belle de l’Adriatique

 

La croisière « Naples, la Sicile et la côte Amalfitaine » est programmée jusqu’au 16.03.2018. LA BELLE DE L’ADRIATIQUE quittera les côtes italiennes pour rejoindre Nice (croisière Naples/Nice du 23 au 30.03.2018). Puis, LA BELLE voguera vers Ajaccio (croisière Nice/Ajaccio du 30.03 au 04.04.2017), qui sera son port d’attache pour le mois d’avril. De là, elle effectuera plusieurs fois le Tour de la Corse avant de rejoindre la Croatie lors d’une croisière exceptionnelle (croisière Ajaccio/Dubrovnik du 01 au 10.05.2018).

En Croatie, elle reprendra son itinéraire de prédilection pendant toute la saison estivale. A partir du mois de Novembre, nous proposerons une nouvelle destination avec « Les Belles Méditerranéennes : Sicile et Malte » au départ de Catane. Puis, pour rejoindre Chypre, nous vous proposons un itinéraire original, qui vous permettra de naviguer de la Sicile à la Grèce en passant par le canal de Corinthe. Au mois de Décembre, nous vous proposons une découverte des trésors de Chypre et d’Israël, terre sainte. Du 21.02 au 04.04.2019, nous vous proposerons un nouveau programme au départ de Dubrovnik qui vous mènera vers Corfou, l’Albanie et le Monténégro. A partir du 11.04.2019, LA BELLE reprendra sa programmation classique en Croatie.

 

Bibliographie :

 

Guide de Voyage : Capri et le Vésuve (Guide Voir), Italie avec Sardaigne et Sicile (Guide Voir), Italie du Sud (le Petit Fûté)

Livres et BD : Empires et Cités dans la Méditerranée antique (Ed. Texto), Le Vétéran T2 (Ed. Glénat), Alix le serment du Gladiateur (Ed. Casterman), L’Ombre de l’Aigle ( Ed. du Long Bec), L’Histoire de France pour les nuls T8: Révolution et Empire (First Editions),  Les voyages d’Alix les Gladiateurs (Ed. Casterman), Leo Loden Massilia Aeterna (Ed. Soleil), Duel (Ed. Casterman), Jour J les ombres de Constantinople (Ed. Delcourt), Breizh T2 ( Ed. Soleil)

Coup de cœur Livre : La chute de l’Empire Romain une histoire sans fin de Bertrand Lançon (Ed. Perrin)

La « chute » de l’Empire romain ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Plus encore, elle a suscité un nombre de publications sans précédent ces dernières années. On la traite à tort comme une énigme historique qu’il s’agirait de résoudre en identifiant les causes, alors que c’est bien la longévité de l’Empire romain qui relève de l’énigmatique. Si elle fascine autant, c’est parce qu’elle agit tel un miroir reflétant les peurs contemporaines du déclin et de l’effondrement, qui connaissent aujourd’hui un nouvel essor au sein de l’« Empire américain » comme de l’Union européenne.
Si ce livre raconte et interroge naturellement le dernier siècle de l’empire d’Occident, il entend montrer que sa « chute » est largement un fantasme. Non seulement il est impossible d’en épuiser la réalité, mais encore la culture occidentale semble n’avoir aucun désir d’y renoncer.

 

 

Coup de cœur BD : César de Gabella, Traina, Meloni et Studio (Ed. Glénat) paru le 15/11/17

75 avant JC. Âgé d’une vingtaine d’années à peine, le jeune Julius César, déjà célèbre pour ses faits d’armes, entame une carrière politique. Inspiré par la figure d’Alexandre le Grand, son objectif est simple : prendre la tête de Rome et lui offrir la grandeur qu’elle mérite. Mais la route est encore longue et César sait que le pouvoir s’obtient aussi bien entre les murs de la cité romaine qu’aux frontières de l’empire. Par ses dépenses somptuaires dans les jeux du cirque ou par ses campagnes victorieuses en Gaule, il s’attire les faveurs du peuple. C’est également par d’habiles manœuvres politiques, qu’il se trouve des alliés puissants. Ambitieux, brillant, César gravit tous les échelons jusqu’à se faire proclamer dictateur à vie sans oublier de se faire quelques ennemis. Symbole du pouvoir total, du génie militaire et de la stratégie politique, Jules César est sans doute le général romain le plus mythique et l’une des figures les plus iconiques de l’histoire. Découvrez comment l’homme est devenu légende…

 

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