Monastère royal de Brou, le joyau de l’Ain

Élu monument préféré des Français en 2014 à l’occasion des Journées du patrimoine, et fréquenté par près de 100 000 visiteurs en 2018, le Monastère royal de Brou situé à Bourg-en-Bresse (01), constitué de bâtiments monastiques, est un chef d’œuvre du gothique flamboyant qui s’articule autour d’une église et de trois cloîtres.

Aujourd’hui, de nombreux espaces, comme les anciens appartements de Marguerite d’Autriche (1480-1530), ont été aménagés pour revivre quasi à l’identique la grande époque de la Renaissance. Un musée autour des histories de l’art a également été implanté.

 

Le premier cloître – photo Dominique ROUDY (c) 
Le tombeau de Marguerite d’Autriche – photo D. ROUDY (c)

 

C’est aux portes de Bourg-en-Bresse, alors dans le duché de Savoie, qu’au début du XVIème siècle Marguerite d’Autriche choisit l’emplacement du vieux prieuré bénédictin de Brou

pour bâtir un édifice somptueux dans le but d’abriter trois tombeaux : celui de son mari Philibert le Beau mort en 1504 à l’âge de 24 ans, mais également ceux de sa mère et le sien.

Nommée régente des Pays-Bas deux ans après le décès de son mari, elle suit de près le chantier et s’attache à ce que ce soit les meilleurs maîtres d’œuvre et artistes de toute l’Europe qui construisent ce monastère.

 

Un monument européen avant-gardiste

 

Le Monastère royal de Brou – Photo Dominique Roudy(c)

Unique en France par son style bruxellois, l’église est un chef d’œuvre du gothique flamboyant qui s’impose grâce à sa

remarquable et néanmoins splendide toiture de tuiles vernissées et colorées « à la bourguignonne ».

A l’intérieur de l’édifice, dès que vous aurez franchi la façade occidentale et que vous aurez pénétré dans la nef, le décor a été très bien conservé à l’image des dentelles de pierre, des longilignes vitraux qui entourent le chœur de l’église et des stalles réservés auparavant aux moines.

Du haut du jubé, l’un des seuls restant en France, vous admirerez les tombeaux monumentaux de Marguerite d’Autriche et de son défunt époux.

 

De vastes cloîtres

Dans la cour du premier cloître – photo Dominique ROUDY (c)

 

Quant aux cloîtres à étage avec ses grands arcs brisés, au nombre de trois et destinés à loger les moines chargés de prier pour les princes, ils ont toujours suscité l’admiration de tous par leur ampleur et leur beauté avec des galeries hautes et basses, de vastes salles spacieuses voûtées d’ogives au rez-de-chaussée, et ce gigantesque couloir desservant les cellules à l’étage sans oublier les communs nombreux et pratiques.

Il faut savoir qu’initialement ces cloîtres devaient répondre à un besoin particulier. Le premier devait abriter les appartements de Marguerite d’Autriche. Le second remplir la fonction de lieu de méditation et de promenade des moins, et le troisième était dédié aux fonctions domestiques.

Le monastère qui compte près de 2 700 m2 de superficie intérieure et 2 400 m2 de galeries est construit pour accueillir douze moines et quelques clercs et novices, soit un peu plus d’une vingtaine de personnes.

 

La restauration touche à sa fin

 

C’est en juin 2018, après plus de 20 années de travaux de restauration en plusieurs phases, que le Monastère royal de Brou a pu s’ouvrir quasi pleinement au public. D’ailleurs, les amoureux du patrimoine de Brou ont été invités à contribuer à ces restaurations par des dons dans le cadre d’une campagne dédiée : « Ma pierre à l édifice ».

 

Le Monastère royal de Brou en écorché – photo Dominique ROUDY (c)

 

Tout d’abord la toiture de l’édifice principal fut restaurée, puis vint le chevet, les vitraux de la façade sud qui ont été entièrement déposés, la charpente qui a été remplacée dans son intégralité, et les tombaux princiers de l’église. Reste pour 2019 le réaménagement complet du chœur.

Du côté des cloîtres, une cellule de moine dans son esprit XVIIème siècle a été aménagée, tout comme la salle du chapitre, la cuisine, le réfectoire et la cave qui eux seront totalement terminés courant 2020.

 

Valoriser les collections du musée

Premier plan portrait de Marguerite d’Autriche – Photo D.Roudy

 

Aujourd’hui, un parcours de visite à complètement été aménagé qui vous emmènera de l’église aux cloîtres, en passant par les appartements de Marguerite d’Autriche, la cellule de moine, sans oublier l’exposition qui permet aux visiteurs de découvrir et d’expérimenter les métiers de tailleur de pierre, sculpteur, verrier, charpentier et couvreur avant de retrouver le musée valorisé par de belles collections autour de l’histoire de l’art du XVIIème siècle à nos jours.

Sur une des ailes du Monastère royal de Brou un espace musée géré par le Centre des monuments nationaux et la ville de Bourg-en-Bresse permet de voir de jolies toiles et d’accueillir des expositions temporaires d’art ancien ou contemporain.

De plus, chaque été dans le cadre du festival « A la folie », une programmation de spectacles vivants est proposée au public.

 

Bon à savoir :

– horaires : tous les jours de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h et d’avril à septembre jusqu’à 18 h. Fermetures les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et 25 décembre.

– tarifs : 9 €. Voir les tarifs réduits en consultant le site internet.

– accès : 63 boulevard de Brou – 01000 Bourg-en-Bresse.

– contact : tél. : 04 74 22 83 83 –  www.monastere-de-brou.fr

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