Ciel, ma belle mère ! une comédie qui nous ravit !

Portes qui claquent, quiproquos et comique de situation, on retrouve bien la patte de Feydeau dans cette adaptation par Emmanuelle Hamet, de la pièce « Le Mariage de Barillon » intitulée « Ciel, ma belle-mère ! » qui se joue au théâtre Edgar à Paris.

Une bouffée d’air frais, des rires qui fusent et qui font du bien.

Emmanuel Vielly, Gwenola de Luze, Stephane Ronchewski, David Martin, Luq Hamett,  Rosalie Hamet, Jean-Marie Lhomme © Fabienne Rappeneau 

Les acteurs nous entraînent dans un vaudeville délirant où l’amoureux fou de la jeune Valentine se retrouve marié à son insu à son insupportable et très collante belle-mère.

Interprété de façon magistrale par David Martin, le « jeune » marié (Barillon) tombe de Charybde en Scylla, forcé de renoncer à sa dulcinée puis de partager sa femme avec un premier mari marin réputé mort et…ressuscité. De quoi y perdre son latin. L’acteur y met tout son cœur avec une énergie hallucinante. Et une parfaite maîtrise du jeu. Quant à la belle mère, (Madame Jambart), interprétée par Gwénola de Luze, sa truculence n’a d’égale que sa folie excentrique qui entraîne le public là où elle veut grâce à un jeu généreux et désopilant.

 

Le metteur en scène n’est autre que Luq Hamett qui dirige aussi le théâtre Edgar quand il ne prête pas sa voix à des dessins animés. Il fallait bien son sens de l’humour et sa vivacité pour interpréter le rôle de l’employé de mairie toujours éméché. On s’y laisserait prendre !

David Martin et Luq Hamett © Fabienne Rappeneau

Le maire, (Planturel), est interprété par Emmanuel Vielly, et il faut un véritable talent pour donner cette couleur particulière des gens en vue rattrapés par leur couardise. On en attendait pas moins de cet acteur de théâtre, réalisateur mais aussi formateur pour l’INA.

Emmanuel Vielly et Stephane Ronchewski © Fabienne Rappeneau

Deux autres personnages qui se disputent en taille et ont tous les deux une présence remarquable, sont le fameux Jambart, interprété par Jean-Marie Lhomme et le jeune et bel amoureux, Patrice Surcouf, interprété par Stéphane Ronchewski.

Jean-Marie Lhomme par sa stature et son indomptable chevelure campe immédiatement le personnage du marin à qui il ne faut pas en conter. Accompagné de son phoque, « Jambart-Lhomme » vient retrouver son bien (sa femme) coûte que coûte et nous entraîne avec bonne humeur dans son sillage.

Gwenola de Luze et  Jean-Marie Lhomme © Fabienne Rappeneau

 

Stéphane Ronchewski, prête à son personnage toute la confiance d’un homme qui se sait aimé. Tête haute, il traverse les péripéties avec assurance et donne tout son sens à cette pièce réjouissante où la morale est sauve puisque la jeune fille (Valentine) pourra épouser celui qu ‘elle aime (Patrice Surcouf) malgré une mère calculatrice (Madame Jambart) et un vieil amoureux libidineux (Barillon).

 Luq Hamett et  Stephane Ronchewski © Fabienne Rappeneau

Cette pièce, c’est aussi l’opportunité pour la très jeune et ravissante Rosalie Hamet, qui interprète le rôle de la jeune femme courtisée, (Valentine), de démontrer tout son talent de comédienne. Ce qu’elle réussit parfaitement.

Du rythme, de l’énergie, un spectacle jubilatoire, un vaudeville comme on les aime !

David Martin, Rosalie Hamet © Fabienne Rappeneau

PRATIQUE

INFORMATIONS

Christine Jonemann

Directrice de Rédaction de prestiges.international. Elle aime la lecture, l'écriture, les voyages, le partage et les rires entre amis, sa famille et son chat. A publié des livres pour enfants. Est membre de la Société des Gens de Lettres. Secrétaire générale de l'AFJET Association Française des Journalistes et Ecrivains du Tourisme

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