Saint-Germain-des-Prés pleure Juliette Gréco

Texte : JB. Jonemann – Photo : P. Weber
Malgré le mauvais temps ils étaient tous là, célèbres ou anonymes, pour lui dire un dernier adieu. Les gouttes de pluie se mêlaient aux perles de larmes et l’émotion fut à son comble lorsque le cercueil blanc apparut sur le parvis de l’église de Saint-Germain-des-Prés tout récemment rénovée.
 
 
 
 

Tandis que résonnait le chant fétiche de la souveraine germanopratine, “Il n’y a plus d’après/A Saint-Germain-des-Prés/Plus d’après-demain/Plus d’après-midi/Il n’y a qu’aujourd’hui.” signés Guy Beart, ce sont les vers de Verlaine « il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville »  qui résonnaient dans le coeur de chacun. Perché  sur un marche-pied de fortune, un badaud du 11 ème arrondissement mi-artiste mi-bobo représentait sa mère trop âgée qui n’ avait pu se déplacer. « C’était une révoltée.comme moi » disait il entre deux sanglots et une passante de lui répondre « comme moi aussi. »
 
 
Mais qui était réellement cette grande dame?
Pour les uns une artiste libre et talentueuse qui prêtait sa voix aux textes des plus grands de Guy Béart à Georges Brassens en passant par Bertolt Brecht, Jacques Brel, ou encore Serge Gainsbourg, Raymond Queneau, Jacques Prévert, Françoise Sagan, Jean-Paul Sartre… , pour les autres une révoltée et pour tous les français un monument dont les chansons nous poursuivront aussi longtemps que survivra SaintGermain-des-Prés.

Christine Jonemann

Directrice de Rédaction de prestiges.international. Elle aime la lecture, l'écriture, les voyages, le partage et les rires entre amis, sa famille et son chat. A publié des livres pour enfants. Est membre de la Société des Gens de Lettres. Secrétaire générale de l'AFJET Association Française des Journalistes et Ecrivains du Tourisme

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