Le Vésinet, ville parc d’exception
A 20 minutes de Paris et deux pas de la ville natale de Louis XIV, se love un écrin de verdure, où les canards traversent tranquillement la rue pour passer d’une rivière à l’autre tandis que le héron observe d’un œil flegmatique les oies se pavaner sur les grandes pelouses.

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Et au milieu de ce décor champêtre, délicieusement romantique, des villas récentes et design côtoient des maisons du 19éme siècle à l’architecture souvent variée, – parfois très glamour – on pense au fameux Palais rose construit sur le modèle du Grand Trianon de Versailles – ou encore excentrique comme cette demeure aux cariatides inattendues représentant des sorcières effrayantes, – mais ici, quelque soit leur fantaisie, toutes les demeures semblent s’effacer derrière la végétation qui les enveloppe.

Le Vésinet – dont le nom reste pour beaucoup associé à l’inénarrable Rosy Varte dans la série Maguy – est une histoire avant d’être une ville.
Une cité-jardin conçue par un paysagiste visionnaire
Paysagiste de génie, le comte de Choulot, mandaté par la société Alphonse Pallu et Cie n’en est pas à son coup d’essai. Pour ce vaste chantier qui lui est confié il voit grand, et surtout différemment..

Une cité jardin, où le regard ne se heurtera pas aux hauts murs de propriétés bourgeoises mais pourra au contraire, se promener à loisir sur les jardins privés ouverts sur la nature pour revenir ensuite vers d’autres paysages bucoliques, comme les petites rivières, les lacs, les grandes pelouses ou encore les coulées vertes ouvrant de majestueuses perspectives sur les horizons alentour.
Depuis l’avenue du Grand Veneur on peut encore admirer au loin le pavillon Henri IV perché sur les hauteurs de St Germain en Laye, là-même où le roi Louis XIV vit le jour.

Un Havre de paix
Un modèle d’urbanisme pour cette ville, qui au fil des ans a su garder une identité forte en préservant au mieux son héritage et qui aujourd’hui bien plus qu’hier encore, revêt tout son sens dans un monde qui a laissé s’installer le réchauffement climatique, a laissé les buildings et le béton remplacer les roses et le jasmin.

Certes, de nombreux jardins se sont vus fragmentés pour laisser place à de nouvelles constructions, le regard est désormais de plus en plus freiné par des palissades qui ont remplacé les haies naturelles, les charmantes bordures anglaises ont pour la plupart disparu au profit de trottoirs plus ordinaires.
Et pourtant… la magie opère encore.
Pour le promeneur d’un jour comme pour l’habitant de toujours, il suffit d’un reflet sur l’eau, d’une lumière de fin d’après-midi sur les pelouses ou du silence d’une allée ombragée pour comprendre ce qui rend cette ville si singulière.

Bizet, Fauré, Utrillo, Apollinaire, Alain et les autres…
Une ville d’exception, élue en son temps par de nombreuses personnalités telles que les musiciens Bizet et Fauré, le peintre Utrillo, le poète Apollinaire, le philosophe Alain, les artistes Joséphine Baker et Luis Mariano, l’historien Alain Decaux… et j’en passe!

Une ville qui a vu grandir en son sein Maurice de Vlaminck, Jean-Louis Barrault ou encore Jean Marais. Une ville qui se bat depuis toujours pour garder son charme et préserver la nature, et défendre cette nature omniprésente qui constitue son âme. Une ville qui s’est vue décerner en 2013 par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris, la très prestigieuse Fleur d’or. Une ville classée et protégée et dont la population est fière et à juste titre…une ville où il fait encore bon vivre.
La fleur d’or envolée!
Pourtant, en ce début d’année 2026, la Fleur d’or semble déjà bien loin. Les lacs et les rivières paraissent moins entretenus, certains paysages perdent peu à peu de leur éclat et un discret laisser-aller s’installe çà et là.
Et ce serait sans doute le plus grand paradoxe du Vésinet : voir s’étioler, presque silencieusement, ce qui faisait justement sa singularité — cette harmonie rare entre nature, patrimoine et art de vivre.
Mais rien n’est irréversible. Car malgré les blessures du temps et les maladresses humaines, la magie du Vésinet demeure intacte pour qui prend encore le temps d’en parcourir les allées, d’écouter le bruissement de l’eau sous les arbres ou d’observer les hérons immobiles au bord des pelouses.
Souhaitons désormais que le nouveau maire, Thibaut Gripoix, en fonction depuis mars dernier, saura redonner à cette cité-jardin le lustre et l’attention qu’elle mérite, dans l’esprit visionnaire voulu autrefois par le comte de Choulot.
Car au Vésinet plus qu’ailleurs, préserver la nature n’est pas seulement une question d’esthétique : c’est préserver une certaine idée du bonheur.
S’y rendre
Depuis Paris : prendre le RER A direction Saint-Germain-en Laye et descendre au Vésinet centre ou au Vésinet-Le Pecq
Visiter
L’église Ste Marguerite (centre ville) dont les fresques et les vitraux sont en grande partie l’œuvre de Maurice Denis.
Au sud du Vésinet, vous pourrez longer les petites rivières ou traverser les grandes pelouses et admirer quelques belles maisons dont celle de Joséphine Baker située 52 avenue Georges Clémenceau.
Au nord du Vésinet, vous pourrez vous promener dans le parc des Ibis et pourquoi pas profiter des beaux jours pour déjeuner sur la terrasse du restaurant Le Pavillon des Ibis,
https://restaurant.lepavillondesibis.com/
Pause déjeuner
De nombreux restaurants jalonnent le bd Carnot, axe entre le nord et le sud du Vésinet.
En voici un petit aperçu :
En savoir plus :