Découverte du désert d’Agafay depuis l’Inara Camp au Maroc

Texte et photos : Brice Charton

A notre descente d’avion deux 4×4 nous attendent pour nous emmener à notre destination, à trente kilomètres au sud de Marrakech. Nous quittons les rues colorées de Marrakech  et entrons dans un paysage désertique. Le désert d’Agafay commence ici.

Un paysage désertique

Nous croisons quelques troupeaux de dromadaires. Il ne faut pas s’attendre ici à un désert de sable avec de hautes dunes. Le désert d’Agafay est un désert minéral, constitué de roches, qui s’étend sur plusieurs centaines d’hectares. Son micro climat est étonnant : au pied de la chaîne de l’Atlas, ses conditions climatiques sont proches de celles du Sahara. Un paysage superbe se dresse en arrière-plan avec les hautes montagnes du Haut Atlas. En hiver la neige recouvre les plus hauts sommets dont celui du djebel Toubkal qui culmine à 4167 mètres.

Les montagnes de l’Atlas se dressent fièrement

Sortons des sentiers battus : l’Inara Camp

Nous bifurquons de la route principale pour prendre des pistes rocailleuses. Nous arrivons alors à notre destination finale, le Inara Camp, qui signifie le rayon de lumière. C’est un camp de tentes à taille humaine où les maîtres

Dégustation de thé

mots sont hospitalité, dépaysement et environnement. A peine arrivés, nous sommes accueillis chaleureusement par l’équipe du camp, originaire du sud du Sahara du Maroc. Le thé de bienvenue nous est ainsi servi avec de surcroît de grands sourires. L’aventure commence bien.

Le camp se compose de deux parties. Au sommet de la colline la partie restaurant du midi accueille les invités de passages. Plus bas, la seconde partie du camp se dévoile avec la partie bivouac  qui permet de vivre l’expérience unique d’une  ou plusieurs nuits dans le désert. Sur plus de dix hectares, le camp offre à ses invités de nombreuses tentes, certaines

Vue depuis l’intérieur d’une des tentes

destinées au logement des visiteurs, une douzaine, les autres pour la vie commune du camp.

La décoration du camp est soignée. Choisie et réalisée par le directeur du camp Vincent Jacquet, celle-ci s’intègre parfaitement avec l’environnement du désert. La roche et les cailloux, les dégradés de marron sont des motifs récurrents dans le camp. Les tentes sont agréables avec tout le confort attendu et toutes avec une vue superbe sur le désert et les montagnes de l’Atlas.

A la découverte du désert d’Agafay

Nous partons du camp à dos de dromadaire (une bosse, ne pas confondre

Ballade en dromadaires dans le désert d’Agafay

avec le chameau d’Asie qui a… deux bosses). Ceci étant dit, le dromadaire est un chameau appelé le chameau d’Arabie. Mais revenons  à nos dromadaires. A deux mètres au-dessus du sol, la perspective est très différente. Nos regards se perdent à l’horizon. Les deux seuls moments où il faut, il est vrai, bien s’accrocher aux rênes sont quand le dromadaire s’assoit afin que nous puissions monter puis descendre. Sinon il suffit de se laisser porter par le doux balancement de la promenade.

Ici, pas de bruit, nous découvrons doucement les beautés cachées du désert. Cette belle ballade a pour point d’orgue un déjeuner sous une tente dans un canyon. Dès notre arrivée nous descendons de chameau et l’équipe du camp qui s’est déplacée vient nous servir du thé. Le décor nous ramène au temps de Lawrence d’Arabie, même si ce n’est pas tout à fait le même désert. Pour ceux qui seraient allergiques au dromadaire, la même excursion se fait aussi à pied.

Tente où nous prenons nos repas

Maintenant pour les plus aventureux, nous enfourchons quads et/ou buggy pour découvrir une plus grande partie du désert d’Agafay. C’est parti pour plus de deux heures de pistes. Il n’y a aucune difficulté, contrairement aux déserts de sable, pour contrôler nos engins. Les hautes montagnes de l’Atlas, en partie enneigées, se découpent sur le ciel bleu azur. Une belle expérience.

nous enfourchons quads ou buggy

D’autres activités sont proposées comme déjeuner chez l’habitant, faire une partie de pétanque, suivre des cours de cuisine marocaine et bien d’autres. Il ne faut pas oublier la présence du lac Lalla Takerkoust où l’on peut pratiquer de nombreuses activités nautiques telles le paddle, le canoé kayak ou le jetski.

Après l’effort le réconfort

Après l’effort le réconfort. Revenus vivants de notre expédition de plusieurs

Le déjeuner en plein désert

heures en quads et buggies, nous nous dirigeons vers nos tentes pour prendre une bonne douche avant d’aller plonger dans la toute nouvelle piscine du camp. La piscine, surnommée le lagon du désert, avec sa température constante à 27°, offre en hiver une source de chaleur bienvenue et en été un rafraîchissement attendu. Depuis les transats, nous

avons une vue imprenable sur les canyons majestueux du désert d’Agafay. Il faut noter que les matériaux utilisés pour la construction de la piscine sont respectueux de l’environnement.

Une fois nos muscles détendues, place à nos pupilles gustatives que le chef, Mustafa, va combler avec sa cuisine locale et raffinée. Les repas sont servis dans une vaste tente au décor élégant. Celle-ci située dans le cercle, l’espace de vie commun du camp, permet de dîner avec la vue sur le feu de bois et les lanternes éclairées qui parsèment le camp.

Belle ambiance au crépuscule

Belle ambiance au crépuscule

Les soirées sont parfois agrémentées de spectacles pyrotechniques.  Il n’y a pas ici de pollution lumineuse. La magie du désert, prend alors, dès le

couchant, toute sa dimension. Nous sommes ici hors du temps.

Les bougies et lampes à huile remplacent les ampoules électriques. Nous avons eu la chance qu’un astronome se soit déplacé pour nous expliquer les mystères et les beautés du ciel étoilé.

La découverte de la voie lactée, dans toute sa splendeur ne fait qu’ajouter  un sentiment d’éternité à cette atmosphère.

De retour dans nos tentes où les poêles à bois remplacent les radiateurs, les bûches enflammées nous offrent un ultime spectacle avant de se coucher. Une belle découverte que ce camp d’Inara Camp et ce désert d’Agafay.

Le déjeuner en plein désert est une belle halte gourmande dans un cadre superbe 

Marrakech et son palais des Confluences

Le musée des Confluences à Marrakech

Une excursion d’une journée nous emmène à Marrakech, ville aux mille visages. Nous y découvrons un musée méconnu mais qui vaut le détour, le musée des Confluences.

Situé dans une partie de l’ancien palais Dar el Bacha totalement rénové il y a peu, le musée offre à ses visiteurs plus de deux cents pièces que l’on pourra admirer dans les salles consacrés à l’art islamique, asiatique, africain ou précolombien.

C’est un retour dans le passé du Maroc que l’on découvre tout au long de la visite. L’écrin est tout aussi beau.

Ici ont été reçu d’illustres invités comme Winston Churchill, Charlie Chaplin

Le Pacha Coffee au sein du palais de Dar el Bacha

et Franklin Roosevelt.

Le jardin arabe est de toute beauté à l’instar des colonnes recouvertes de stucs ciselés et de Zelliges et des portes en cèdre faits à la main.

Nous déjeunons dans un tout nouveau restaurant, le Bacha Coffee, au sein du musée des confluences, qui propose un assortiment impressionnant de cafés.

Guide Pratique :

Office du tourisme du Maroc : www.visitmorocco.com

Inara Camp : L’hébergement est composé de 3 tentes SUITES INARA et 7 tentes EMOTIONS de 30 m² chacune avec à l’intérieur • un king size bed • un salon • un bureau • une salle de bain séparée avec douche (eau chaude) et toilette • des produits d’accueil «Nectarome» à la fleur d’oranges, savon à l’huile d’argan, sèche-cheveux • une terrasse privée • option : lit supplémentaire ou lit enfant. • un poêle à bois pour assurer un confort exceptionnel en hiver • un rafraîchisseur d’air. Le camp reste intime et respecte la tranquillité de chacun dans la réalisation de son rêve.

www.inaracamp.com, Chez Oued Side Story 55, Bd Mohamed 5 40000 Marrakech Tel : 00 212 608015015 contact@inaracamp.com

Musée des Confluences, route Sidi Abdelaziz, Dar el Bacha

Bibliographie :

Guide de voyage : Le Routard, le Lonely Planet, le Guide Vert Michelin

Livres : L’Empire Islamique

L’histoire des cinq siècles de l’Empire islamique, de la mort du Prophète en 632 à l’éviction des Arabes des structures de pouvoir et à l’émergence des sultanats turcs au XIsiècle, en passant par les conquêtes, la mise en place du califat, l’éclosion et la chute des dynasties abbasside, omeyyade ou fatimide, tel est le propos de Gabriel Martinez-Gros. Mais pour éviter le biais d’une histoire de l’Islam vue d’Occident – ou l’essor de l’un est inévitablement le déclin de l’autre – l’auteur convoque les quelques rares voix qui nous parviennent encore du fond de l’histoire islamique. Ces voix, ce sont celles des historiens arabes médiévaux, dont Ibn Khaldûn. Ainsi émerge une tout autre perception de l’Empire islamique, où les dynasties se consolident dans la première génération de leur existence, atteignent leur floraison dans la deuxième, vieillissent et agonisent dans la dernière. C’est donc à une triple réflexion que nous invite ce livre admirable et singulier : d’abord sur l’histoire de l’Islam médiéval, ensuite sur la dynamique impériale, enfin sur l’écriture de l’histoire. Une histoire passionnante.

L’Empire Islamique de Gabriel Martinez-Gros aux éditions Passés/Composés, 336 pages, 23 euros

Churchill le dictionnaire

Soucieux d’éviter tout parti pris et de sortir des approches traditionnelles consistant à juger ou à célébrer l’homme d’État et/ou le chef de guerre, Antoine Capet a adopté une démarche rigoureuse, fondée sur les découvertes les plus récentes. Au travers de courts chapitres et notices, il offre ainsi au lecteur une synthèse complète de tous les événements qui ont marqué la vie publique et privée de Churchill. Il nous fait entrer dans son intimité, nous fait mieux connaître son incroyable carrière militaire, politique et littéraire, ses liens d’amitié ou son inimitié envers ses compatriotes et les autres décideurs qu’il a côtoyés, sa difficile vie familiale en dehors de son bonheur conjugal ou encore ses goûts et loisirs d’homme privé. Plus d’un demi-siècle après la mort du « Vieux Lion », il fallait une entreprise de cette ampleur pour restituer pleinement cet être exceptionnel dans sa seule vérité historique. Un monument à lire absolument.

Churchill le dictionnaire d’Antoine Capet aux éditions Tempus, 960 pages, 16 euros

 

 

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