Destination Z’Aisne

Un rêve devenu réalité, des souterrains perchés, un hôtel chabadabada, voici 3 bonnes raisons de s’offrir un séjour z’Aisne.

Familistère de Guise

Cette icône architecturale a offert ses cimaises à l’Aisne.
Elle a été le théâtre d’une expérimentation sociale jamais égalée dans une société industrielle. On doit à l’inventeur des poêles Godin, ce Familistère (néologisme formé d’après le phalanstère de Charles Fourier). Né de la volonté de répartir la richesse, ce « Versailles ouvrier », qui abrita jusqu’à 500 appartements survit depuis 1859. L’ensemble des bâtiments resplendit dans sa brique rouge, et sa place de 11 000 m2, repavée comme à ses origines, donne le vertige !

(c)M.Guilcher

La restauration au long cours, a permis de moderniser sans dénaturer l’esprit des lieux toujours habités par d’anciens Familistériens devenus propriétaires à la dissolution de l’association après 68. Aujourd’hui, les habitants conservent l’usufruit de leur appartement traversant, qui a inspiré le Corbusier, mais le département a racheté la propriété. Leurs successeurs seront locataires exclusivement. L’usine a été vendue en 1968, d’abord à Le Creuset puis à Cheminées Philippe. L’utopie, elle, fait toujours rêver!

Pourtant, rien ne prédestinait Jean Baptiste, ouvrier serrurier chez son père qu’il aidait aussi à sortir les vaches à devenir le précurseur de l’économie sociale. Il quitte l’école à 11ans et à 17 fait le tour de France avec les Compagnons. Il prend des cours du soir, découvre les Lumières en même temps que la misère ouvrière. De ce parcours naîtra son ambition de redistribution des richesses. Il y parviendra en inventant les fameux poêles qui feront sa fortune et le bonheur de ses salariés logés dans un confort exceptionnel pour l’époque.

(c)M.Guilcher

Féru de pédagogie, « le génie du bien » invente l’école obligatoire laïque, gratuite et mixte bien avant Jules Ferry. Il met en avant le talent, milite contre le travail des enfants, mais le prône comme émancipation sociale y compris pour les femmes. Ses ouvriers déjà mieux payés qu’ailleurs, profitent d’un intéressement aux bénéfices. Son fils unique n’héritera pas de son père, il est contre, ils s’opposeront toute leur vie, Emile préférant les chiffres et la bourse à la philosophie et la philanthropie paternelle.
Dès le 19 mai, les visiteurs profiteront à nouveau des visites du théâtre, de la piscine et du lavoir, des économats où ils pourront plus tard s’attabler, du jardin ouvrier, du petit musée des utopies, de l’appartement de Godin… Et, jusqu’au 26 mai, de la géniale exposition d’Anima (ex) Musica, un collectif de plasticiens et d’ingénieurs qui accordent leurs violons pour créer des insectes au format XXL avec des instruments de musique recyclés, histoire de célébrer le mariage de la vue et de l’ouïe.

Laon.

Vue d’en haut, tout est plus beau ? Pas faux pour cette cité dont les tours de la cathédrale qui s’envolent à l’assaut des nuages ont forcé l’admiration dès le Moyen Age. C’est vrai qu’y grimper permet une vue à 360°. Côté Nord le plat pays, peuplé d’éoliennes, le pays chti, le royaume de l’or blanc; la betterave, les plaines de céréales, les villages de briques. Côté Sud, la France du vin dont les pentes boisées aujourd’hui se souviennent des vignes d’avant la crise du phylloxéra. Voici le monde de la pierre, de la Champagne qui file vers la Bourgogne. Vous voici au cœur de 2 mondes, 2 architectures, 2 géographies, 2 langues. Et au sein de 7 km de remparts.

Vue à 360° depuis la Cathédrale de Laon (c)Aisne-tourisme

Bienvenue dans la ville de Berthe au grand pied et de Pépin le Bref, de Charlemagne et d’une cité réputée imprenable jusqu’ à Hugues Capet. Sur sa colline couronnée, Laon restera une cité royale en même temps qu’un symbole de résistance jusqu’au Moyen Age. La Renaissance apportera son lot de conflits. Après la révolution française la ville retrouvera son statut en devenant la préfecture de l Aisne. Aujourd’hui ses remparts ne sont plus infranchissables et c’est avec bonheur qu’on découvre le charme romantique de ses ruelles jalonnées de 82 monuments historiques. Sa cathédrale contemporaine de Notre Dame. L’ensemble enchanta Victor Hugo : « Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, Tout ! »

Cathédrale de Laon (c)Aisne-tourisme

Le poète avait raison, tout, y compris ses entrailles que révèle un nouveau circuit souterrain baptisé « secrets sous la ville ». C’est dans ces boyaux qu’on arpente le mieux les couloirs du temps de ce mille-feuille géologique, entre fossiles et poissons, un vrai cimetière marin. Voici la radioscopie de la cité construite avec des mètres cubes de pierres extraites des carrières souterraines à la force du poignet des ouvriers.

Domaine de Barive 

En passant la porte du Domaine on pénètre dans l’écrin de deux professionnels, aux commandes de plusieurs affaires. Ils aiment conjuguer les styles, marier les couleurs et les formes.

Le Noir a peut-être leur préférence, ils l’explorent sous toutes ses facettes, uni ou à motifs, avec eux il devient éclatant. Les ambiances des chambres sont personnalisées et se fondent à tous les éléments modernes comme traditionnels. L’ensemble est mis en valeur par un éclairage étudié. En créant le label Les Maisons privées, le ton était donné. La griffe est épurée et contemporaine, mixe couleurs et textures.

L’éclairage a toute son importance surtout quand il passe par une cheminée à led qui favorise le décor naturel des poutres, dans un ensemble design et harmonieux.

Les chambres ont été agencées comme un appartement, des canapés vous tendent les bras devant la cheminée et le lit king size vous invite dans ceux de Morphée. Avant vous aurez apprécier les meubles et objets chinés, les tapis, la noblesse de l’inspiration comme des matières sobres et raffinées.

L’adresse offre un spa « TranSPArence » ouvert aussi à la clientèle extérieure, une piscine couverte. Les soins et rituels sont livrés par des mains expertes comme celles de Mandy. L’ensemble compose un hôtel particulier dont les façades tirées au cordeau ne laisse rien deviner du foisonnement intérieur.

Il faut s’aventurer dans les salons confortables, la bibliothèque et surtout le restaurant immense comme sa précieuse terrasse donnant sur le jardin et une seconde terrasse couverte. On retiendra que la table gastronomique du chef Franck Dumoulin est à la hauteur de l’ensemble. Quelques sculptures d’art contemporain ne gâchent rien, pas plus que le terrain de pétanque et les jeux pour enfants. Bref avec Les Maisons privées vous mettrez le cap sur l’été.

Pratique :

Familistère de Guise :
www.familistere.com 

Exposition Anima(ex)Musica
www.toutresteafaire.com 

La fête du 1 er mai célébrée au Familistère est reportée au dimanche 27 juin. 

Domaine de Barive :
www.armesdechampagne.com

Pour tous les renseignements sur l’Aisne et Saint-Quentin
www.jaimelaisne.com
https://www.saint-quentin-tourisme.fr/ 

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