Le Coq « made in Belgium »…


Tout le monde, ou presque, connaît ou a entendu parler de Bruxelles, et des villes flamandes de Bruges, Gand, et de celles adossées à la Mer du Nord comme Ostende ou Blankenberge, mais connaissez-vous Le Coq-sur-Mer ?

Non ? Alors c’est bien dommage ! Cette station balnéaire, très tranquille et située à une dizaine de kilomètres au nord d’Ostende, respire l’esprit de famille et la nature.

Le Coq-sur-Mer, (De Haan en néerlandais) est également chargée d’histoire grâce à Léopold II, roi des Belges, et plus proche de nous avec Albert Einstein, physicien théoricien et Prix Nobel.

Alors, c’est « sans modération » que l’on vous suggère de vous poser au Coq-sur-Mer et de savourer.

La plage sable fin du Coq – photo Le Coq (C) –


Si on vous annonçait que le point de départ de l’histoire de cette sympathique localité de Flandre Occidentale était liée aux transports ferroviaires, vous auriez certainement des difficultés à nous croire tellement les légendes sur Le Coq vont bon train. En effet, l’une d’entre-elles raconte que l’équipage d’un navire en perdition trouva le chemin de la terre ferme et fut sauvé en entendant le chant puissant d’un coq qui, ayant fourni un grand effort, en est mort.

Le Coq en francais, De Haan en néerlandais – photo D. ROUDY (C)


Quelle belle histoire !

Mais la réalité c’est qu’en 1886 la première ligne de train à vapeur reliant Ostende à Blankenberge est inaugurée dans les dunes à proximité de la gare de tram actuelle. Deux ans plus tard, l’Etat belge, sans doute à la demande du roi Léopold II, fait intervenir l’architecte londonien William Kidner pour dessiner un projet d’urbanisation entre la ligne de tram et la mer dans une zone appelée « la Concession » et ce autour d’un parc central « La Potinière ». C’est à ce moment-là que Le Coq-sur-Mer voit le jour. Ensuite, le premier hôtel ouvre ses portes tandis que les villas de style anglo-normand inspirées également de celles d’Arcachon et qui portent leur nom originel en français selon les souhaits de Léopold II sortent de terre. Elles doivent toutes être isolées, entourées de jardin, à proximité de routes engazonnées et agrémentées de plantations.

Les villas du quartier la Concession – photo Le Coq (C) –

Au fil des années « la Concession » prend de l’ampleur, mais le quartier historique avec sa centaine de villas élégantes sur la gauche de l’axe principal menant à la mer reste quasiment intacte. Dans les années 70, une interdiction de construire a empêché les grands promoteurs immobiliers de défigurer le paysage de la cité balnéaire qui garde ainsi tout son charme « Belle Epoque ». Aujourd’hui encore, les constructions se font rares au Coq, notamment sur le front de mer où la hauteur d’un bâtiment ne peut excéder cinq étages.

La légendaire gare du tram – photo D. ROUDY (C) –

L’histoire du Coq-sur-Mer ne serait pas complète si nous ne vous parlions pas d’Albert Einstein, ce physicien théoricien allemand qui, en mars 1933, décide de ne pas regagner son pays d’origine, mais de séjourner au Coq avec Elsa, sa seconde épouse, et ce, grâce à toute l’amitié que lui portent notamment le roi Albert II de Belgique et son épouse la reine Elisabeth.

Dans la villa Savoyarde, au 5 de la Shakespearlaan, le Prix Nobel a reçu de nombreux diplomates, politiciens, savants et artistes avant qu’il ne constate que son séjour en Belgique devient trop dangereux. Six mois plus tard, Albert Einstein quitte incognito Le Coq pour se rendre brièvement en Angleterre et définitivement aux Etats-Unis.

Une scultpture d’Albert Einstein dans un parc au Coq – photo D. ROUDY (C) –


Il fait bon vire au Coq

Si le patrimoine occupe une grande place au Coq-sur-Mer, « car aucun quartier ne vous fera autant rêver que ‘’la Concession’’», reconnaissent les résidents, la plage de la côte belge adossée à la Mer du Nord reste l’attraction phare des Belges et Néerlandais qui viennent en grande majorité, tout comme, mais à un degré moindre toutefois, les Allemands. Quant aux Français « ils ne s’aventurent guère au-delà d’Ostende… », concède notre interlocutrice locale.

Et c’est bien dommage car Le Coq-sur-Mer, comme c’est encore inscrit sur le bas de la cheminée de la gare du tram, avec la station balnéaire voisine de Wenduine, c’est 11 kilomètres de plage (plus longue plage de la côte belge), 9 kilomètres de dune (dont la dune de Wenduine haute de 31 mètres la deuxième de la côte belge), 157 hectares de bois, et 3 000 hectares de polders.

Mais, là encore, si vous ne connaissez pas Le Coq-sur-Mer (De Haan comme vous le trouverez sur les panneaux indicateurs des routes belges), votre passage à la gare du tram est incontournable car c’est en quelque sorte le point central pour une découverte optimum de la ville d’autant que vous y aurez un excellent accueil très professionnel.

Le côté nature-environnement et les multiples activités sont des axes forts

Promenade en bor de mer – photo Le Coq (C) –

Dans cette élégante station balnéaire populaire et familiale très connue pour sa beauté et son authenticité, que l’on soit en période estivale ou hors saison, il règne toujours une certaine zénitude.

Si il est acquis que l’on vient avant tout au Coq-sur-Mer pour profiter des joies des superbes plages de sable fin, des splendides sculptures qui longent la digue, et de ces vues panoramiques qui procurent un dépaysement total, le côté nature et les multiples activités sportives et culturelles offrent un large panel d’occupations. En dehors de toutes les activités de plage, vous pourrez pratiquer le VTT, faire des balades en kayak, jouer au golf, au tennis, au padel, monter à cheval, profiter du Center Parcs, sans oublier les sports d’intérieur.

De plus, ici, tout est fait pour que vous découvriez les richesses de la nature et de son environnement exceptionnel. On vous propose des balades thématiques comme « La route des dunes boisées », un itinéraire pédestre balisé de 10,3 km, ou encore la promenade du patrimoine « sur les pas d’Einstein » longue de 4,2 km.

Différents sentiers agrémenteront également votre séjour dont celui du renard (7 km) où vous découvrirez le phare de l’artiste Guillaume Bijl avec une vue magnifique sur la mer, le sentier coquilles qui commence au « Hubertmolen » (moulin à vent) à Wenduine (5,5 km) où l’histoire fascinante du moulin et de son meunier est racontée en réalité virtuelle, sans oublier le sentier Schareburg autour de Wenduine (11 km) qui vous mènera aux réserves naturelles, lieu d’hivernage préféré des milliers d’oies du Grand Nord.


Au Coq, on y revient


Pour rester sur le volet animations, sachez qu’il y a toujours de bons moments à passer au Coq-sur-Mer notamment lors des fêtes de fin d’année, mais aussi à l’occasion de la manifestation Trammelant. En effet,chaque premier samedi d’août, la ville est plongée dans l’atmosphère de la Belle Époque avec des reconstitutions du plus bel effet et des animations hautes en couleurs. Les habitants sont traditionnellement revêtus d’habits de circonstance.

La fête du Trammelant© Jürgen de Witte

Mais pour profiter au mieux de tout ce que propose cette ville côtière flamande, la capacité en hébergement et en restauration est à la fois qualitative et quantitative. Cependant, mieux vaut prendre ses dispositions car, cette année encore au mois d’août, la station balnéaire a connu une belle fréquentation, à tel point que les hôteliers et les restaurateurs affichaient régulièrement complet.

Hôtel de ville du Coq-sur-mer photo D. ROUDY (C)

Le Coq-sur-Mer, c’est la station quatre saisons et lorsque l’on a vécu une telle expérience et que l’on y a pris goût, on n’a qu’une seule envie : revenir à… De Haan. Mais ne le dites à personne.

Reportage au Coq-sur-Mer / De Haan de Dominique ROUDY

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