J’aime PARIS et… la rue des Grands Augustins

LA RUE DES ROIS, DES ARTISTES, DES INTELLECTUELS et DES BELLES ENSEIGNES

 

Rue des Grands Augustins/Photo Charles Harari

Au coeur du prestigieux quartier de la Monnaie, entre St Michel et St Germain, la rue des Grands Augustins, située dans le 6ème arrondissement, relie le quai éponyme à la rue St André des Arts.

En 1269, on la nommait rue de l’Evêque de St Denis, puis elle s’est vue affublée de différents noms au fil de l’histoire et de ses aléas. Chargée d’énergie depuis tant de siècles, la rue des Grands Augustins ne peut laisser indifférent le passant qui la découvre.

Il suffit de lever le nez pour apercevoir le nom d’un roi, d’un peintre, d’un écrivain…

L’enseigne la plus émouvante est sans doute celle située au numéro 8 de la rue, là où se trouve le relais gastronomique

 

 

Louis XIII. On peut y lire les mots suivants : « Ici le jeune Louis XIII fut intronisé, une heure après la mort de son père Henry IV. »

L’écho du cri « le roi est mort, vive le roi !» résonne encore. On imagine ce pauvre enfant, à peine âgé de 9 ans, en adoration devant son père et qui apprend que ce dernier vient d’être assassiné et que c’est donc lui qui lui succède. Quel bouleversement! et à quel moment peut-il faire son deuil ? 

Jouxtant le restaurant, les amateurs de jouets anciens trouveront sûrement leur bonheur à la Galerie du Jouet Ancien et pourront échanger entre passionnés dans ce lieu, dont le maître des lieux Michel Nikolay, vous accueille avec le sourire et a toujours une anecdote à raconter sur tel ou tel modèle. Et quand ce n’est pas lui qui prend la parole, ses fidèles clients se feront un plaisir de vous conseiller!

Pratiquement en face, numéro 7, se trouve l’ancien atelier de Pablo Picasso. L’enseigne précise : «  Pablo Picasso vécut dans cet immeuble de 1936 à 1955. C’est dans cet atelier qu’il peignit Guernica en 1937. C’est également ici que Balzac situe l’action de sa nouvelle Le Chef-d’œuvre inconnu. » 

Auto-portrait – Collection privée

Le peintre y reçut de nombreux artistes.

Il y invita aussi Françoise Gilot accompagnée de sa meilleure amie Geneviève Aliquot, toutes deux jeunes peintres alors âgées d’une vingtaine d’années et au talent déjà prometteur.

Un peu plus bas, au numéro 15, c’est l’artiste japonais Kéou Nishimura qui est mis à l’honneur :  « L’artiste peintre japonais Kéou Nishimura habitait et peignait au 3ème étage de cet immeuble de 1961 à 1993. »

Au 19, ne ratez surtout pas l’élégante boutique du Styliste et Créateur Michel Léger qui a l’art d’embellir les femmes avec son style intemporel et chiadé.  

Michel Léger dans sa boutique Photo C.Jonemann

 

Au 21 de la rue, c’est autour de Littré, qui nous a tant aidé dans nos rédactions, d’illustrer cette petite rue si prestigieuse : » Le lexicographe et philosophe français Émile Littré, surtout connu pour son Dictionnaire de la langue française, communément appelé Le Littré, est né ici le 1er février 1801.  »

Encore deux pas et au numéro 25 on peut lire : « Jean de La Bruyère a vécu dans cette maison de 1676 à 1691 ; il y a écrit les Caractères. » Est-ce dans ce quartier qu’il y aurait rencontré celui qui lui a inspiré le malotrus de Théodecte qui l’insupportait tant? Vécurent aussi à cette adresse l’historien français Jacques Nicolas Augustin Thierry, suivi de près par le fameux écrivain allemand Heine.

Il semblerait qu’il y ait une erreur de numéro et que c’est en fait au numéro 26 que vécut La Bruyère. Qu’importe !

Un roi, deux peintres, quatre écrivains, sans compter les artistes tels que Jean-Louis Barrault qui tint son théâtre expérimental dans le Grenier des Augustins et y hébergea le groupe Octobre de Jacques Prévert.

 

 

Le numéro 3 de la rue n’est pas en reste! C’est là que se serait tenu le réfectoire du couvent des Grands Augustins et c’est à cette même adresse que demeurèrent Le peintre Delaunnay et son épouse Sonia, qui hébergèrent Guillaume Apollinaire en 1912. Lorsque vous mettez les pieds dans la cour intérieure de cet immeuble, vous êtes immédiatement enveloppés par les vibrations de ce lieu.

Pour une seule rue d’à peine 200 mètres, quel exploit!  Sans compter les restaurants et enseignes gastronomiques qui jalonnent toute la rue.

 

LA RUE DE LA GASTRONOMIE

Commençons par le début de la rue. A l’angle du quai des Grands Augustins et de la rue des Grands Augustins se trouve le très prestigieux et historique restaurant Lapérouse http://www.laperouse.com/Que d’intrigues politiques ou amoureuses se sont nouées dans ce lieu longtemps fréquenté par les sénateurs et hauts dignitaires ; Si les murs pouvaient parler…

 

Lapérouse a gardé son âme et s’il mérite quelques réfections intérieures, cependant sa peinture patinée ajoute au charme de cette demeure historique où vous êtes toujours reçu avec le sourire.

Face à Lapérouse, le très emblématique chef Savoy a installé il y a déjà quelques années son restaurant Les Bouquinistes http://www.lesbouquinistes.com/. Un lieu à la décoration atypique et joyeuse, grâce à une fresque de Fabrice Hyber sur le thème de la gastronomie…La cuisine y est excellente et le personnel charmant.

Bon appétit, ô Ministres intègres!

Juste à côté, au 4 rue des Grands Augustins, vous pourrez apprécier les mets proposés par Ze Kitchen Galerie http://www.zekitchengalerie.fr/qui s’est s’est vu octroyer une étoile par le guide Michelin tout comme dans un autre registre le Relais Louis XIII situé au numéro 8 de la rue. Table fameuse appréciée des plus grands. Noblesse oblige. Notre très éminent ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, n’y a-t-il pas soupé il y a quelques jours accompagné de son homologue américain?

Au 28, Roger la Grenouille https://www.roger-la-grenouille.com/ n’est pas en reste et si l’on en croit la rumeur, les plus grands de ce monde de Jean XXIII à la reine mère d’Angleterre en passant par Picasso, Mistinguett ou Galabru s’y sont succédés avec bonheur.

Une belle enseigne que celle de Mariages frères au numéro 13, un des plus prestigieux fabricants de thés français. 

D’autres adresses restent à découvrir, tant dans le domaine gustatif qu’artistique ou festif dans cette rue chargée d’histoire.

Et si séduits par le quartier, vous souhaitez vous y arrêter quelques jours,

le Relais Christine, https://relais-christine.com/fr/situé dans la rue Christine qui jouxte la rue des Grands Augustins vous réservera un accueil privilégié dans ce refuge d’exception situé au coeur de ST Germain des Prés.

 

Entrée du Relais Christine – Relais Christine(c)

 

 

 

 

La photo de présentation appartient au restaurant Lapérouse et représente la façade de l’établissement situé à l’angle du quai des Grands Augustins et de la rue des Grands Augustins

 

 

 

 

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